1. Qui est concerné ?

La boulimie survient classiquement à partir de l’âge de 18 ans et va ainsi davantage concerner les adultes que les adolescent(e)s.
Elle toucherait de 3 à 5 % des personnes en population générale.

 

2. Quels symptômes pour quel diagnostic ?

Au plan diagnostic, nous pouvons distinguer deux formes :
La boulimie avec ou sans conduites de purges (vomissements, prises de laxatifs). En tout état de cause, outre les caractéristiques des crises (dont l’intensité peut varier à mesure que les crises se répètent), le deuxième pilier de ce diagnostic repose sur les stratégies de contrôle de poids ou pour le formuler autrement, les moyens employés pour ne pas prendre de poids face à cette surcharge calorique soudaine.

De fait, la forme clinique la plus fréquente est ce que l’on nomme la boulimie compulsive normopondérale.

S’agissant des symptômes, classiquement, les crises de boulimie sont assez stéréotypées même si leurs caractéristiques peuvent évoluer au fil du temps et de la chronicisation du trouble.
Après une phase dite prodromique, c’est-à-dire qui survient juste avant la crise elle-même, au cours de laquelle la personne ressent habituellement une sensation de faim oppressante sur fond d’angoisse et de stress, l’accès boulimique a lieu. Il s’agit généralement d’aliments riches en calories et que la personne peut s’interdire par ailleurs de consommer en dehors des crises.
A mesure que la boulimie dure, le moment de la journée où à lieu la ou les crises tend à se préciser (plutôt en fin de journée) et les aliments sont achetés en anticipation de la crise là où dans les premiers temps, la crise se déroule plutôt de manière imprévisible et avec des aliments immédiatement disponibles.

 

3. Quelles conséquences pour le corps ?

Les conséquences sont d’importance et de nature variables mais il convient d’en souligner une en particulier du fait de sa dangerosité, c’est celle qui concerne la baisse du taux de potassium dans le sang et qui est liée aux vomissements. En effet, le risque cardiaque est d’autant plus important que le taux de potassium est bas et qu’aucun complément n’est prescrit.